Hugo, qui n’a clairement plus besoin de Lapointe pour se distinguer, n’en partage pas moins ce trait typique à la famille de l’adolescence prolongée. Le choix festif d’un premier album aux couleurs du début de la vingtaine faisait écho à une écriture accumulée au fil des ans, alors que son nouveau rejeton La trentaine laisse clairement voir une progression vers le jeune adulte qui ne s’y fait pas…
Hugo a cumulé 20 000 ventes, une centaine de spectacles, l’énorme succès de Célibataire et le troublant clip argentin de On fait l’amour sur un album aux sonorités latines, chaudes, et alors, avouons-le, qu’il n’était pas du tout célibataire. Hugo s’adresse toujours à ces mêmes gens, maintenant fin vingtaine comme lui, parents comme lui est père, modernes… mais adultes, avec le soutien du talent extraordinaire d’Alain Leblanc (Écoute pas ça / Jean-Pierre Ferland). Et pourtant, et pourtant… L’écriture d’Hugo trahit que les choix ne sont jamais clairs, que l’amour n’est jamais acquis, et que, peut-être, si la fidélité à ses engagements garde le dessus, c’est parce qu’en musique, Hugo laisse s’épancher toute cette éternelle adolescence de… Lapointe.
Le spectacle est présenté en formule Cabaret.